Biocoop du Mantois

Biocoop et Énergie Partagée ont en commun la perspective d’une consommation plus responsable et plus tournée vers l’implication des consommateurs. Ainsi, il est naturel qu'un des premiers projets citoyen soutenus par le fonds Énergie Partagée (anciennement SOLIRA) soit situé sur le toit d'un des tout premier bâtiment passif d'Ile de France, à Epône.
  • epone

Le projet

Financée par les coopérateurs et les clients de la Biocoop

La centrale photovoltaïque a été installée comme toiture neuve lors de la construction du centre de vie BIOCOOP, intégrant un magasin, une librairie, un restaurant et les bureaux). Cette BIOCOOP du Mantois a une vie coopérative particulièrement active. Les dirigeants de la BIOCOOP du Mantois ont souhaité créer une centrale d’énergie renouvelable portée par l’investissement d’écocitoyens qui sont coopérateurs ou client de la BIOCOOP.
Une information spécifique des coopérateurs a pu être faite par divers canaux (journal interne, AG , affichage…) et plusieurs d’entre eux ont souscrit des actions Énergie Partagée en vue de financer spécifiquement cette centrale solaire.

Un centre de vie en tout point exemplaire

Toit de panneaux solaires et de végétaux

Le tiers de la surface totale de la toiture (420 m2), accueille des panneaux photovoltaïques (la surface projetée est estimée à 1258 m²) et permettent la production de 58 700 kWh. Ce qui vaut à la consommation annuelle moyenne de 15 ménages. 
Une autre partie de ce toit est végétalisé par JADE, entreprise dirigée par Philippe Peiger, paysagiste et pépiniériste. Un toit végétal contribue à améliorer l’isolation thermique du bâtiment et le confort d’été.

Performance de l’isolation des murs

Les murs de la Biocoop, avec une résistance thermique de 6 m²°C/W cm en façade et 10 m².°C/W en toiture, sont « sur isolés ». Renaud Depollier, énergéticien d’Inddigo chargé d’études sur le projet BIOCOOP, rappelle que « la réglementation thermique de 2005 n’impose aux bâtiments à usage commercial qu’une résistance thermique minimale de 2,2 m².°C/W dans les murs et 2,9m².°C/W en toiture ». Cela place la Biocoop d’Epône dans le standard de 2012.

Un bâtiment intégré à son environnement

Les eaux de pluies sont récupérées pour l’usage interne du bâtiment (sanitaires et lavage). 
La plupart des ouvertures sont au sud, mais équipées de pare-soleils pour éviter la surchauffe estivale. La ventilation naturelle fut préférée à la ventilation.

Le froid au service du Chaud

La consommation d’eau chaude sanitaire du restaurant fut identifiée comme l’un des postes clés sur lequel agir. Estimée à 27 000 KWh par an, cette production représente la moitié des consommations électriques liées au chauffage. Pour la limiter : le préchauffage de l’eau chaude du restaurant se fera par la récupération d’énergie sur les installations de production de froid du magasin.