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Méthadoux

METHADOUX est un projet territorial de traitement et de valorisation des matières organiques biodégradables. Ce projet agricole, collectif et écologique regroupe 10 exploitants dans un objectif d'autonomie et de résilience. La collecte de la biomasse ainsi que le retour du digestat se font dans un rayon de 10 km autour de l'installation, située à Saint Soulle.
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Le projet

Un projet naturellement initié par les agriculteurs

Méthadoux vise à répondre aux enjeux économiques (réforme PAC, verdissement…) auxquels sont confrontés les agriculteurs et à mener une réflexion dans l’objectif :

  • d’améliorer la gestion de la fertilisation sur les exploitations agricoles locales et en apportant une diversification de leurs activités,
  • d’améliorer les performances énergétiques de chaque exploitation,
  • de fédérer le monde agricole sur la production d’énergie « verte », mais aussi pour optimiser l’emploi d’engrais chimique en revalorisant ses propres
    déchets,
  • de faciliter le maintien de la filière laitière sur le département en diversifiant les revenus des éleveurs,
  • de s’étendre à d’autres secteurs d’activités, démontrant ainsi que le monde agricole est soucieux des enjeux environnementaux et sociétaux qui l’entourent,
  • de produire une énergie durable locale pour des besoins locaux .

Des acteurs investis

Les agriculteurs partenaires du projet, au nombre de 20 environ, seront ainsi :

  • Apporteurs de matières,
  • Repreneurs de digestat,
  • Actionnaires de la société de projet.

Pour le territoire, les objectifs sont autant liés à l’environnement et à l’écologie qu’à des objectifs économiques et sociétaux.

Pourquoi la méthanisation ?

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Un projet porté par qui ?

Deux porteurs de projet :

35 % de la SAS sont détenus par Agrométhane 17 (1) :

  • SAS créée en 2010
  • Porteur du projet de méthanisation
  • Regroupe 24 exploitations agricoles
  • Ouverture du capital après la phase de risque (obtention des autorisations administratives), par exemple aux agriculteurs apporteurs de matières.

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(1) La CIGALES GAZPART s’est constituée à l’origine pour le soutien de METHADOUX. Il s’agit d’aider financièrement à l’aboutissement
du projet, au travers d’une participation au capital de société AgroMéthane 17. Il s’agit également de soutenir une filière d’écologie agricole locale et innovante. La CIGALES Gazpart croit au développement de la méthanisation porté par les agriculteurs.

Le reste du capital :

> 34 % par Bio Méthanisation Partenaire (acteur de la méthanisation en France avec deux sites en production et plusieurs en développement)

> 16% par Énergie Partagée Investissement 

> Et 15 % de la SAS sont détenus par Idex :

  • 1er opérateur indépendant français dans les domaines de la maîtrise et la gestion de l’énergie, de la maintenance multitechnique et de l’installation d’équipements de production d’énergie et de traitement des déchets,
  • Société privée créée en 1963, 100 agences locales, 3 500 collaborateurs
  • Production Énergies Renouvelables :
  • 150 MW éolien développés, 200 MW en développement
  • 34 chaufferies bois en exploitation
  • Exploitation de sites de références en méthanisation (Amiens, Géotexia, Le Robert…)

Comprendre les étapes de la méthanisation

1ère étape : Transports et dépôt

Les matières entrantes sont transportées par bennes étanches bâchées et citernes fermées. Trois types de filières de réception sont prévues sur l’installation : des déchets liquide, des déchets solide, des huiles et graisses.

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2ème étape – Réception, stockage et intégration

Un pont bascule 1 sera placé à l’entrée du site pour la pesée des camions en entrée et sortie. Il permet d’assurer une parfaite traçabilité et quantification des produits traités sur l’installation et des digestats.

  • Les liquides
    Les produits liquides seront directement déchargés dans une cuve unitaire 2 . La cuve sera équipée d’agitateurs immergés dans le but de maintenir en suspension la matière facilement biodégradable. Les liquides seront ensuite pompés pour être envoyés vers le digesteur 3 .
  • Les solides
    La trémie d’alimentation 4 sera placée à même le sol. La capacité de stockage correspond à 2 jours de fonctionnement. La trémie est alimentée au chargeur et le transfert de la trémie vers le digesteur se fait par une vis de gavage.
  • Les déchets graisseux
    Les déchets graisseux sont réceptionnés dans une cuve dédiée 5 , chauffée et présentant un volume de 25 m3 correspondant à 36 jours d’autonomie. Les déchets sont pompés depuis cette cuve vers le digesteur.

3ème étape – Digestion

Il s’agit d’un digesteur voie sèche 3 adapté aux caractéristiques du mélange entrant. Il permet de garder la biomasse bien mélangée tout en optimisant la consommation énergétique nécessaire à son fonctionnement. Il est par ailleurs instrumenté de façon à permettre son contrôle et son pilotage.
Dans le projet Méthadoux, le temps de séjour de la biomasse est de 28 jours.

4ème étape – Traitement et Valorisation

Stockage de la fraction liquide :  Le digestat devant être stocké en dehors des périodes d’épandage, il sera envoyé vers des poches à lisiers correspondant à 9 mois de stockage dont 7 mois chez les agriculteurs partenaires.
Stockage de la fraction solide : Le digestat solide sera stocké 15 jours sur site, sur la plateforme dédiée à cet effet 6 (bâtiment couvert avec traitement d’air) et acheminé chez les agriculteurs pour la fertilisation.
Analyseur de gaz : Il mesure la qualité du gaz avant sa valorisation
Unité d’épuration : L’épuration du biogaz 7 sera membranaire et permettra une valorisation du biométhane par injection dans le réseau distribution
de gaz naturel.

 

Une source énergétique 100% locale

Objectifs :

  • Conserver au maximum le caractère local du projet
  • Réaliser un projet porté par et pour les agriculteurs
  • Réaliser des partenariats et échanges avec les agriculteurs
  • Conserver la valeur ajoutée sur les exploitations agricoles

Un gisement varié et propre

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La valorisation en chiffres

Méthadoux, c’est une double valorisation :

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Côté digestat

Pour une production de 21 900 tonnes de digestat par an, la valorisation agronomique représentera les quantités
d’éléments fertilisants ci-dessus.

Côté biogaz

Un taux de valorisation énergétique de 97 %.

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Des bénéfices environnementaux significatifs

Gaz à effet de serre

La lutte contre le changement climatique passe entre autres par la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les principaux gaz en cause
sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). Un bilan environnemental a été effectué avec le logiciel par l’Institut National de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture (ancien Cemagref).
Les postes pris en considération pour le calcul sont les suivants :

  • Les émissions GES du poste transport (biomasse + digestat)
  • Les émissions GES évitées par la substitution au traitement actuel
  • Les émissions GES évitées par la production d’énergie renouvelable
  • Les émissions GES évitées par la substitution du digestat aux engrais

Bilan gaz à effet de serre

Au global, le projet METHADOUX permet donc :

  • d’éviter l’émission de 4656 teq CO2 / an, soit l’équivalent des émissions de 1700 voitures environ qui parcourent 20000 km chacune par an.
  • de réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre de 2 605 teq CO2 / an sur la seule substitution du traitement des effluents (épandage méthanisation) : transport déchets + traitement des déchets + transport digestats pour le secteur agricole.

À cette économie de Gaz à Effet de Serre s’ajoutera l’économie générée par la substitution des engrais minéraux qui n’a pas été considérée pour le moment.

 

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Prise en compte des sources de dangers

Le projet Méthadoux est soumis à la réglementation des iCPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) selon le Code de
l’Environnement.
Il fait l’objet d’une demande d’autorisation d’exploiter et d’études sur :

la protection incendie

  • les équipements de sécurité
  • les rejets aqueux (notamment en cas d’accident)
  • les rejets atmosphériques (notamment en cas d’accident)

Maîtriser les risques

Le projet Méthadoux intègre les mesures de maîtrise des risques associées aux installations de méthanisation :

  • Zonage ATEX (ATmosphères eXplosives) et conformité des équipements concernés.
  • soupapes de surpression-dépression, évents sur le digesteur.
  • Capteurs de pression température. Détecteur de méthane dans les zones sensibles (locaux gaz, ATEX). Mesure de limite inférieure d’explosivité et asservissement d’alarme et de coupure automatique.
  • Détecteur H2s (sulfure d’hydrogène) dans les zones sensibles.
  • Équipements et procédures de luttes et prévention contre les incendies.
  • Fortes fréquences de vérification des équipements de sécurité.

Le risque industriel appréhendé

  • il n’existe pas de risque majeur d’explosion sur un site de méthanisation
  • Le risque d’explosion, limité dans la zone d’exploitation, ne se présente qu’avec la conjonction de 3 facteurs : Atmosphère confinée + présence simultanée d’oxygène et de méthane dans l’air confiné avec une proportion de méthane entre 5 et 15% + source d’ignition (flamme ou étincelle)
  • le personnel d’exploitation est encadré et formé à la survenance d’incidents. Il est le premier garant de la sécurité sur une unité de méthanisation
  • les risques sanitaires sont parfaitement identifiés.
  • Il faut souligner que ce projet se fait dans une zone d'activité dédiée à ce type de projet. Les plus proches voisins sont des industriels.

Anticiper les impacts

Impact sonore mesuré

  • Mise en place d’isolant phonique sur les containers des équipements fonctionnant en continu (chaudière, épurateur et biofiltre).
  • Fonctionnement en journée des autres équipements afin de limiter l’impact sur les populations avoisinantes.
  • Campagne de mesures de bruit réalisée avant et après la mise en service de l’unité de méthanisation afin d’évaluer son réel impact et la conformité vis-à-vis des exigences réglementaires.

Impact olfactif anticipé

  • Les mauvaises odeurs sont principalement dues aux acides gras volatils formés lors de la dégradation de la matière organique. Lors de la méthanisation, ces acides gras volatils sont transformés en méthane, ce qui permet de réduire les odeurs liées à l’épandage.
  • Gestion de l’air vicié sur l’unité : les bâtiments fermés bénéficient d’un traitement d’air.
  • Choix des matières réductrices en émissions d’odeurs (stockage, épandage…)
  • Limitation des contacts produits-air extérieurs.
  • Choix des équipements de transport : le déchargement des substrats se fait à l’intérieur.
  • Gestion du digestat et choix des techniques d’épandage : le digestat solide est stocké sur une plate-forme couverte avec traitement d’air. Le digestat liquide est stocké en citerne souple hermétique.
  • Distance des premières habitations : plus de 300 m (La réglementation impose un minimum de 50 m)

Bilan du flux de véhicules

impacts-tranportsMoyennes du nombre de véhicules pour 260 jours ouvrés par an :

  • Type benne agricole : 1.7 par jour
  • Type citerne agricole : 1.2 par jour
  • Type petits véhicules : 5 par jour

Contact

c babin

 

Christophe Babin

06 62 80 73 60

c_babin@orange.fr